Les biquettes à Flopine font un tabac

Il y avait foule dimanche dernier sur le chemin des Prairies à Saint-Anicet car c’était la Journée portes ouvertes de l’Union des producteurs agricoles du Québec à la chèvrerie Les biquettes à Flopine de Sophie Gascon et de David Vincent. La preuve, par mille, que le côté bucolique des fermes familiales – notamment les exploitations de petite taille que Sophie Gascon représente à titre d’administratrice au syndicat de l’UPA du Haut-Saint-Laurent – est littéralement inscrit dans notre mémoire collective. Comme si se retrouver dans une grange remplie de chèvres au milieu de  champs grands comme l’horizon ramenait soudainement les Québécois à leurs racines profondes…

 »J’ai apprécié au plus haut point, dit André Picard, un participant. C’était très bien organisé et j’ai appris bien des choses concernant l’élevage de chevreaux et de poules. Mes félicitations à la famille Gascon. »

Il faut dire que les bêtes de race Boer du jeune couple qui se spécialise depuis 2011 en chevreaux de boucherie sont magnifiques. La trentaine de chevrettes dans l’enclos jouxtant la grange nous semblent bien espiègles et leur comportement est difficile à deviner lorsqu’une chèvre décide de se «jouquer» sur un banc, sans aucune raison apparente… Néanmoins, quelle joie pour les enfants venus de la ville de pouvoir ainsi flatter la maman chèvre dans l’enclos et de la regarder droit dans les yeux.

Chose certaine, on apprend beaucoup de choses à la chèvrerie Les biquettes à Flopine, dont le cheptel est composé d’une bonne centaine de chèvres reproductrices. Dans le parc destiné à la reproduction, les trois boucs fringants gèrent chacun un harem d’une trentaine de chèvres, dont les onglons (sabots) ont été coupés pour empêcher les blessures. Le temps de grossesse dure 5 mois et la période de tarissement est de 45 jours. Lorsque le temps de la mise bas arrive, les propriétaires n’ont plus une seconde pour eux et doivent s’assurer, à toute heure du jour ou de la nuit, que leurs protégées – et leurs cabris – vont bien. Les caméras, en fonction 24 heures sur 24, leur sont alors très utiles….

L’établissement caprin de 3,2 ha a été rendu possible grâce à la permission de morcellement accordé par la Commission de protection du territoire agricole à la Ferme Chatrac, propriété de Sylvain Gascon, un ex-journaliste de Saint-David et agriculteur bien connu de la clientèle du Marché fermier de Huntingdon. Il s’agit de la 3e génération d’agriculteurs à vivre du produit de ce même lopin de terre, Philippe Brunet – le grand-père de Sophie Gascon – ayant acquis ces terres il y a plus de 50 ans.

Cette entreprise artisanale d’élevage produit une viande rare et recherchée, auquel s’ajoute la production d’œufs fermiers à la fraîcheur étonnante. La viande de chèvre est une viande rouge, faible en gras et possède une haute teneur protéinique.

Au fait, pourquoi ce nom peu usité de Flopine?  » Lorsque Sophie était petite, elle a voulu parler très tôt mais n’était pas capable de prononcer son prénom, explique, sourire en coin, son géniteur. Elle disait Flopie au lieu de Sophie… Alors, on l’a surnommé Flopine! »

Flopine, quel beau nom pour la prochaine chèvre de Monsieur Séguin…

Denise St-Germain, correspondante bénévole du Haut-Saint-Laurent

Lise Guinard, photographe

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