Mes devoirs? Pas ce soir! Demain est encore loin…

Alex sort de son cours de philo, ses livres dans une main, ses clés de voiture dans l’autre. Ouf, sa journée est terminée… La fin de session arrive à grand pas et sa tête est pleine de questions : Ira-t-il directement à la maison pour finaliser son travail sur Socrate, ou rejoindra-t-il ses amis dans un bar du coin?

Pas toujours facile, la liberté. Surtout lorsqu’on l’attend depuis longtemps, après des années passées à user son fond de culotte sur des bancs d’école. Chose certaine, la liberté de choisir et l’indépendance sont des couteaux à deux tranchants pour les étudiants. Vaut-il mieux sacrifier son présent pour un avantage futur? Ou encore profiter simplement de la vie sans trop penser aux conséquences?

Des milliers d’adolescents sont confrontés chaque année à ces questions essentielles, notamment lorsqu’ils passent du secondaire au collégial. «  Quand je me suis inscrit au cégep, c’était en sciences infirmières, raconte Naomie, qui termine cette année un brevet d’enseignement en… Sciences de l’éducation à l’Université de Montréal. Après quelques semaines, je me suis vite rendue compte que je n’étais pas à ma place. Le problème, c’est que je n’avais pas vu d’orienteur!»

L’aide d’un professionnel peut aider à faire des choix rigoureux. Dans les écoles secondaires, les jeunes peuvent heureusement bénéficier de ce coup de pouce. Dans les bureaux des orienteurs, les jeunes arrivent fréquemment confus, à la recherche de réponses à leurs questions. « La moyenne générale du jeune au secondaire est un bon indicateur, mais ce n’est pas le seul, dit Karine Hulmann, conseillère en orientation à l’école Arthur-Pigeon de Huntingdon. Le jeune fait face à plusieurs enjeux au collégial : l’organisation de son temps, la planification de ses travaux et l’intérêt pour le programme. Il est primordial d’avoir de bonnes méthodes de travail pour viser la réussite. Entrer au collégial, c’est une chose, réussir c’en est une autre! »

Les coûts reliés aux études collégiales génèrent beaucoup d’inquiétude parmi les jeunes et leurs parents. De grosses sommes doivent être déboursées afin de débuter les études. Plusieurs étudiants prennent une part de cette responsabilité et doivent travailler pour atteindre leur objectif. Selon Statistique Canada, un jeune sur deux concilie emploi et études, ce qui est parfois difficilement gérable puisque le collégial demande beaucoup de temps d’études et de travail scolaire en plus des cours. Jongler avec un horaire chargé peut facilement épuiser un jeune.« J’avais déjà 22 heures de cours au cégep et, avec mon travail au restaurant, je n’arrivais plus, raconte Magalie, qui a dû finalement laisser tomber l’établissement… de restauration rapide où elle œuvrait depuis trois ans pour ne pas nuire à ses études. J’ai mis mes priorités à la bonne place.»

Heureusement, de plus en plus d’étudiants font comme Magalie et obtiennent leur diplôme la tête haute, fiers d’avoir surmonté toutes les embûches et le stress que le cégep peut apporter. Ils s’en féliciteront toute leur vie!

Angélique Côté Yelle

Angélique participe à l’atelier d’écriture journalistique dispensé à l’école secondaire Arthur-Pigeon de Huntingdon.

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