Les enfants rois, ces dictateurs du quotidien

OPINION

Ils sont prétentieux, arrogants et manipulateurs. Non, je ne parle pas d’Adolf Hitler ni du très brillant Donald Trump! Je parle bien ici des tyranniques… enfants rois! Peut-être en côtoyez-vous, dans votre entourage ou à l’école que vous fréquentez? Dans tous les cas, on s’entend pour dire que nous les aimons presque autant qu’une éreintante séance de pelletage de neige.

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Ces despotes obtiennent tout ce qu’ils désirent par le chantage et la peur. Ils terrorisent les autres lorsqu’ils n’ont pas ce qu’ils veulent et se débarrassent de ce qui leur déplaît du revers de la main. Ils lèvent les yeux au ciel à la moindre remarque, arborent une moue méprisante en tout temps, font sentir à tous qu’ils sont supérieurs à nous, simples mortels. En somme, qu’ils sont des êtres d’exception à qui l’on doit respect et obéissance… En d’autres mots, ce sont des individus désagréables au possible, imbus de leur petite personne et souvent arrogants.

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, la population de ces enfants rois ne cesse de croître. À un point tel que sa vitesse de reproduction dépassera bientôt celle des lapins.

Dès leur naissance, nous disons d’eux qu’ils sont de petits monstres. Mais nous oublions  qu’ils grandissent vite et passent rapidement de petits monstres adorables à d’épouvantables dragons cracheurs de feu! Plus ils vieillissent, plus ils deviennent insolents et orgueilleux. Heureusement pour nous, à l’adolescence – l’époque où leurs petites montées de lait sont nombreuses –, la majorité de ces dictateurs en herbe se font rabattre le caquet par les durs-à-cuire de leur école secondaire. Pour une fois, nous pouvons remercier ces derniers…

À force de ne pas obtenir ce qu’ils veulent et d’être rejetés par les autres, plusieurs de ces petits rois tombent de leur piédestal. Cette déchéance ou, si l’on veut, cette évolution salutaire peut se produire à n’importe quel moment de leur vie: à l’enfance, à l’adolescence, à l’âge adulte, à l’âge d’or ou même jamais! Dans ce dernier cas, ils deviennent de vieux grincheux qui râlent tout seuls dans leur coin.

Par contre, dans le cas où un enfant roi décide de changer d’attitude pour vivre une vie sociale normale et développer enfin de l’empathie pour les autres, il peut devenir plus humain. Plus ordinaire peut-être à ses yeux, mais plus humain.

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Finalement, nous devrions être plus indulgents envers ces créatures qui nous tapent souvent sur les nerfs, car hélas, elles doivent vivent avec elles-mêmes 365 jours par année…

 

Élisabeth Martel, élève de l’école secondaire Arthur-Pigeon d’Huntingdon

 

 

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