je me souviens…

Je me souviens…
[que né sous le lys, je croîs sous la rose…]
et que je suis tombé au champ d’honneur sous les bombes au milieu des coquelicots…
L’orage d’acier qui s’abat pendant la guerre sur les Flandres retourne les sols calcaires et laisse de nombreux gravats. Sur un sol remué, crevassé par les bombes, la poussière de chaux qui en résulte en fait un sol propice à Papaver Rhoeas, le coquelicot, ce pavot des champs qui apprécie les talus et les terrains vagues.
Le Canada, dès la déclaration de la guerre à l’Allemagne par la Grande-Bretagne en 1914, va mobiliser plus de 30 000 soldats pour les envoyer au front, en Europe. Au cours de la terrible Grande Guerre, plus de 400 000 Canadiens partiront se battre et plus de 60 000 perdront la vie.
Le 11 novembre 1918, l’armistice est signée dans un wagon de train près de Rethondes. Au cours des prochains jours, parlez-en à vos amis, à vos enfants. Nous avons tous un devoir de mémoire. Les Canadiens tombés au champ d’honneur méritent notre plus profond respect.
Et pour se souvenir de tous ces braves, quoi de mieux que d’apprendre par coeur, par pur plaisir et gratuité, le magnifique poème du Lieutenant-Colonel Canadien John McCrae, écrit en 1915, à Ypres :

In Flanders fields the poppies grow
Between the crosses row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.

John McCrae

Source: E.B.

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Une Réponse à "je me souviens…"

  1. André Lachance   12 novembre 2017 at 9 h 53 min

    Bel exemple de propagande militariste bien-pensante..Si la Seconde guerre mondiale était une guerre juste – il fallait absolument en finir avec l’horreur totalitaire nazie -, la Première, par contre, n’avait pour but que de conforter monarchies et classes dirigeantes souvent apparentées dans leurs privilèges de classe. Des millions d’hommes sont alors morts pour rien et les Québécois qui refusèrent d’aller mourir pour le roi d’Angleterre avaient parfaitement raison.

    Répondre

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