Les jeunes d’Arthur-Pigeon relèvent le Grand Défi Pierre Lavoie

Joie, fierté et… soulagement sont quelques-unes des émotions que l’on ressent lorsqu’on est applaudi par plusieurs centaines d’inconnus. Une réalité que les coureurs du Grand Défi Pierre Lavoie vivent chaque année, dont plusieurs élèves de l’école secondaire Arthur-Pigeon d’Huntingdon.

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Ils sont en moyenne 4 500, venant de 125 établissements scolaires québécois, à franchir chaque année le fil d’arrivée, ayant complété cette épreuve collective originale qu’est le Grand Défi Pierre Lavoie. Car courir plus de 250 kilomètres entre Québec et Montréal, ou vice-versa,  en se relayant aux heures pour finalement passer plus de 30 heures cloîtrés dans un autocar, n’est certes pas une expérience ordinaire.

À l’école Arthur-Pigeon, c’est sur une base régulière de trois entraînements par semaine – et d’un la fin de semaine – qu’étudiants et accompagnateurs suent allègrement pour relever le défi. Alternant exercices d’endurance et de vitesse, les jeunes sont fin prêts, dès la fin avril, à réussir cette épreuve qui, cette année, se tient du 14 au 15 mai. « Moi, j’ai décidé de participer au défi à cause de l’énergie qui habite le groupe et de l’expérience incroyable», dit Patricia, une étudiante de secondaire 4. «Je fais la course pour améliorer mon cardio et dépasser mes limites», confie Rebecca, elle aussi étudiante de 4e secondaire.

C’est que le Grand Défi Pierre Lavoie est exigeant sur tous les plans. La fatigue et l’épuisement, autant physique que mental, sont omniprésents durant les deux jours que dure l’événement. À l’école Arthur-Pigeon, des dizaines d’étudiants en savent quelque chose. «Il est difficile pour nos muscles de recommencer sans cesse à courir, dit Alice Choinière, étudiante de secondaire 5, qui en est à sa troisième participation. Il faut aussi se motiver constamment pour atteindre notre objectif. Mais l’effort en vaut la peine.»

Cette année, la polyvalente d’Huntingdon en est à sa troisième participation au Grand Défi Pierre Lavoie. Elle peut compter sur un comité choc! Elle a à sa disposition des entraîneurs, des motivateurs et même une nutritionniste! Car une telle activité demande énormément de préparation, que ce soient les entraînements proprement dits, la nourriture, le recrutement des commanditaires, etc. En un mot, il faut être bien organisé.

Tout d’abord, il y a tout une planification à faire avant même de commencer à penser à s’entraîner. La participation au défi coûte entre  12 000$ et 13 000$ à l’établissement, ce montant englobant la nourriture, l’inscription, la location d’un autocar voyageur et diverses autres dépenses essentielles. Ce qui explique la nécessité de se trouver des commanditaires. Ensuite, les entraîneurs doivent mettre en place tout un plan d’entraînement adapté spécifiquement aux jeunes athlètes. Dès le début, ils doivent notamment planifier la nourriture que les coureurs consommeront tout au long de l’activité. Pour cela, l’école Arthur-Pigeon compte parmi son comité d’entraînement une nutritionniste qui a conçu un menu sain et économique.

Arrive le jour du départ. Il est alors temps pour les organisateurs de se séparer les tâches. Certain s’occupent de la nourriture, d’autres de la vérification des bagages afin d’y enlever le superflu, compte-tenu de l’espace restreint du véhicule. Les derniers gèrent les places dans l’autocar, les relais, les premiers soins ainsi que plein de petites tâches. En un mot, de quoi occuper ces adultes jusqu’aux premiers relais de la course, à laquelle ils participent… tout essoufflés qu’ils sont! Ensuite, les organisateurs montent sur un vélo et accompagnent les jeunes dans leur course, se relayant de temps à autre.

Si le Grand Défi Pierre Lavoie demande beaucoup d’efforts de la part des organisateurs, tous le font avec le sourire. « Je le fais pour les jeunes, pour qu’ils puissent se dépasser», dit Lucie Léger, l’entraîneuse en chef et l’une des enseignantes d’éducation physique de l’école Arthur-Pigeon. Même son de cloche de la part de Karine Hulman, conseillère en orientation qui en est elle aussi à sa troisième participation : « Je le fais pour l’ambiance de camaraderie qui se crée entre les élèves durant ce séjour et pour la belle expérience», dit-elle avec le sourire.

Étant moi-même une coureuse, j’attends avec impatience le 13 mai. Je sais que je vais souffrir, que mes mollets vont me le reprocher pendant plusieurs semaines. Mais n’empêche… Pour rien au monde, je ne renoncerais à renouveler cette expérience hors du commun. Elle m’apporte trop de bonheur, sans parler des magnifiques souvenirs qui ne quitteront jamais ma mémoire.

Catherine Pinsonneault, élève de l’école Arthur-Pigeon de Huntingdon

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