Le Haut-Saint-Laurent «mijote» son plan de développement social

Quelle serait la recette pour concocter un bon plan d’action en développement social? Et si une telle planification s’apparentait, d’une certaine manière, à un exercice culinaire de haute voltige? Chaud devant!

Vous allez me dire que cela va de soi, mais quelle est la première chose à faire avant d’aller aux fourneaux? Savoir quel plat nous souhaitons réaliser, évidemment! Si un plan d’action en développement social était un «exercice culinaire», ce serait, avant même de commencer, un sacré défi. Pourquoi? C’est qu’il n’est pas aisé de donner une définition – ou une recette unique – de ce qu’est le développement social. Un peu comme un pâté chinois, d’ailleurs. Posons la question à cinq personnes différentes : pas sûr que toutes aient la même recette…

DSC_0328C’est un peu la même chose avec le développement social d’un territoire, qui traduit une pluralité d’enjeux qui recoupent aussi bien l’éducation, les transports, la santé, le logement, les services sociaux et même le développement économique. Ici comme en cuisine, tout est lié. C’est pour cela que les 9 et 10 novembre derniers, le Comité d’Action pour le Haut-Saint-Laurent a réuni les principaux joueurs de la région pour réfléchir à ces questions. D’abord autour d’un café-citoyen, où la population était invitée à s’exprimer sur le devenir du Haut-Saint-Laurent d’ici 2020 ; puis à travers une journée d’étude ayant mobilisé élus et représentants des municipalités ou des organismes communautaires.

Ingrédients, méthode et technique

L’art culinaire requiert de bons ingrédients, de la méthode et de la technique. Le chef cuisinier qu’est le Comité d’action pour le Haut-Saint-Laurent s’est justement donné les moyens de ses ambitions. D’abord, en «sélectionnant» les ingrédients nécessaires : les citoyens, les élus, des responsables municipaux, d’autres en santé et services sociaux, des représentants d’organismes communautaires et de la communauté anglophone. Puis, en cherchant à tirer le meilleur d’eux. En l’occurrence, en «saisissant» leurs avis et propositions sur chacune des différentes problématiques que constitue le développement social. Tout en faisant émerger des pistes d’actions précises : rapprocher les entreprises à l’offre de formation existante, tendre vers un internet à haute vitesse dans toute la région, renforcer les noyaux villageois, bonifier les jardins communautaires, développer un calendrier commun à l’échelle régionale, développer des marchés mobiles en s’appuyant sur les producteurs locaux, etc. Les journées ont été farcies d’idées riches et de propositions originales.

DSC_0290Assurément, le mélange des principaux joueurs du territoire aura donné une saveur particulière à ce qui deviendra peut-être la recette propre du développement social du Haut-Saint-Laurent. Pour «lier» ces ingrédients, une bonne dose de technique – et de doigté – a été nécessaire. Et le sera encore par la suite. Car le plat n’est pas encore totalement terminé. Il doit encore mijoter un peu avant d’être servi. Possiblement d’ici au printemps prochain.

Une plus grande communication ou le renforcement d’un travail partenarial entre les joueurs de la région sont d’autres ingrédients qui pourraient donner encore plus de puissance, de profondeur et de saveur à cet exercice quasi culinaire. Ce qui demandera un certain temps, la mixture ayant besoin d’infuser encore un peu avant de donner son meilleur. Chose certaine, si les chefs et marmitons du développement du Haut-Saint-Laurent s’en donnent les moyens, personne ne restera sur sa faim !

 

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Clément Costanza

Les correspondants bénévoles du Haut-Saint-Laurent

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