Les agriculteurs de Saint-Anicet déçus du nouveau taux d’imposition foncière

Accompagnés des représentants locaux et régionaux de l’Union des producteurs agricoles, une vingtaine d’agriculteurs se sont présentés à la salle municipale de Saint-Anicet, lors de l’assemblée publique du conseil  lundi dernier.

Janvier 2016 197

C’était bien l’adoption du taux de la taxe foncière qui était en jeu. On se rappellera que lors du dépôt du budget en décembre, le maire avait laissé entendre que le conseil pourrait adopter des taux variés d’imposition, soit  0,31 du 100$ d’évaluation pour l’agriculture et 0,46 pour le résidentiel et le commercial.

Toutefois, le 1er février, tout a basculé.

« Pourquoi ne pas utiliser des taux d’imposition variés ? », de réclamer madame Céline Raby,  vice-présidente de l’UPA régionale, ajoutant que dans le Haut-Saint-Laurent , huit municipalités – dont Ormstown – avaient déjà adopté des taux variables d’imposition, taux autorisés par le gouvernement québécois.

Toussaint Mainville, un producteur agricole, a publiquement mis en évidence le fait  que dans le nouveau rôle d’évaluation de Saint-Anicet, la valeur des terres agricoles a littéralement doublé. «Une terre agricole qui valait 700 000$ en 2014 vaut maintenant l 400 000$, a-t-il expliqué. C’est un plus grand fardeau fiscal pour les producteurs agricoles qui doivent se qualifier pour obtenir la subvention du ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation avec les mêmes exigences. Le problème, c’est que la production ne suit pas le rythme effréné de l’évaluation des terres.»

«Les terres agricoles sont notre outil de travail, de rappeler Josiane Carrière, représentante locale de l’UPA. Pourquoi taxer davantage notre outil? Pourquoi ne pas considérer l’apport économique, les emplois et les investissements locaux que le monde agricole apporte à Saint-Anicet?»

Le maire Alain Castagner a rétorqué que le taux de 0,42 du 100$ d’évaluation applicable à tous les propriétaires était équitable. « J’ai réalisé que si on fait autrement,  c’est le résidentiel qui est perdant et le MAPAQ qui est gagnant. Une partie du monde agricole reçoit un remboursement des taxes municipales. À Saint-Anicet, 75% de la somme totale des taxes est payée par les propriétaires du bord de l’eau et 19% par les propriétaires agricoles, le reste par les propriétaires résidant au village.»

Le vote pour l’adoption d’un taux d’imposition de 0,42 du 100$ d’évaluation a alors été demandé. Deux conseillers ont voté contre son adoption, soit Marius Trépanier et Jean Roblain. Le maire Castagner et les conseillers  André Picard, Heather L’Heureux et Johanne Leduc ont voté pour l’adoption du règlement. Le conseiller Alain Fournier était absent.

« Quelle façon de gérer la municipalité, a alors conclu le conseiller Marius Trépanier. Diviser alors que la collaboration n’est déjà pas facile!»

Denise St-Germain, correspondante bénévole du Haut-Saint-Laurent.

Lise Guinard, photographe

 

 

image_print

Une Réponse à "Les agriculteurs de Saint-Anicet déçus du nouveau taux d’imposition foncière"

  1. Claude Latreille   4 février 2016 at 1 h 49 min

    pourquoi les agriculteurs se verrais avoir des taxes moindre que le résidentiel et le commerciale.les agricultures sont des commerces.Il ont des déductibles d’impôts sur les taxes,l’essence,l’achats des réparation ect ect.Il ne sont pas a plaindre car il ont plein d’avantage que la plus pars des autres citoyens.citoyens. Alors la municipalité doit respecter les citoyens. Que çà soit juste pour tout le monde.