Une maison Habitat pour l’humanité, un rêve se concrétise

Le mois juillet n’arrivera jamais assez rapidement pour la nouvelle résidante d’Ormstown, dont les liens privilégiés avec  cette municipalité ont longtemps précédé sa sélection comme première propriétaire d’une des deux nouvelles maisons du projet Notre maison.  Ce projet a été réalisé en partenariat avec la Commission scolaire New Frontiers et Habitat pour l’humanité Québec.
Stacey Cater et son fils Chase, âgé de 9 ans, ont vu leur nouvelle maison en construction à Ormstown, le 10 février, mais le lien de Stacey avec la municipalité a débuté il y a plus de 5 ans.  En effet, Stacey est diplômée du programme de soins infirmiers du Centre d’éducation professionnelle Vallée de Châteauguay (CVCEC). Travaillant présentement à Ormstown et à Huntingdon en tant qu’infirmière, cela lui semblait trop beau pour être vrai lorsque son fils a rapporté de l’école un formulaire de demande de maison. Chase l’a encouragée à remplir le formulaire. Après avoir complété sa demande, elle s’arrêtait parfois à son ancienne école. «Je me souviens avoir dit, comme ils font  du bon travail, c’est ma maison», dit Stacey, en pensant à la façon dont elle plaisantait avec les étudiants au travail et les enseignants pendant la construction. «J’ai pleuré pendant deux jours», confie-t-elle après qu’on lui ait annoncé qu’une des deux maisons serait bientôt la sienne. «Je ne pouvais pas le croire!»

Stacey Cater et Chase

L’ensemble du processus de sélection a été mené uniquement par Habitat pour l’humanité. «C’est une merveilleuse coïncidence,» affirme Anne Bergeron, coordonnatrice des relations avec les partenaires d’Habitat pour l’humanité Québec. «Ça devait inévitablement arriver.», ajoute-t-elle, «c’est un heureux hasard du destin.»
Pour Stacey, le projet «Notre maison» représente le point tournant  de sa décision de sortir de la pauvreté et de transformer sa vie suite à la naissance de son fils. Elle avait alors décidé de retourner aux études pour obtenir un emploi  assuré pour prendre soin de Chase. Elle a longtemps rêvé de déménager de leur petit appartement dans une maison et l’occasion s’est présentée par le biais du projet «Notre maison» qui lui a permis d’entrevoir cette possibilité plus clairement. «Cela me donne l’opportunité de faire un investissement et j’en suis très fière, je vais pouvoir le faire et ainsi laisser quelque chose à mon fils», dit Stacey, dont on peut entendre la fierté dans sa voix. De plus, elle entrevoit avec impatience le moment où elle passera moins de temps sur la route pour se rendre au travail, lui permettant ainsi de consacrer plus de temps à son fils;  dorénavant, elle n’aura plus à concilier ses horaires de travail qui débutent très tôt le matin avec  ceux de la garderie puisque celle-ci  est à proximité. Reconduire  son fils chez une gardienne très tôt le  matin sera dorénavant chose du passé.
«Je vais aider à construire ma maison et apprendre à m’en occuper», ajoute-t-elle, en précisant  que Habitat pour l’humanité participe également à faire en sorte que son rêve devienne une réalité durable. Bien qu’il y ait une certaine mesure de sécurité prévue dans l’accord avec Habitat pour l’humanité, Stacey est très consciente du fait que ce n’est pas gagné d’avance. «Il faut travailler et il faut faire ses paiements», dit-elle à propos de l’engagement sérieux qu’elle a pris face à sa nouvelle vie à Ormstown.
Elle est impatiente que  le chantier de la rue Isabelle démarre pour qu’elle puisse commencer à travailler sur sa maison.  Stacey a déjà commencé à effectuer ses  500 heures de bénévolat exigées par Habitat pour l’humanité au magasin ReStore de Montréal. «Je suis bonne à l’hôpital, mais moins bonne avec les outils», dit-elle en riant, notant comment Habitat pour l’humanité a été très accommodante en trouvant des moyens pour qu’elle puisse pour effectuer ses heures. Quant à sa maison, Stacey a encore à découvrir l’intérieur, mais en sachant exactement où la coquille de sa maison a été construite, elle ne s’inquiète pas. «Le CVCEC est  tellement une petite école fantastique. Je connais les professeurs et je suis très impressionnée par ce qu’ils ont fait.  Ce sont des maisons jumelées certifiées LEED. Je sais qu’il n’y a pas de coins ronds dans ma maison.»
À la recherche de bénévoles
Maintenant que les maisons ont officiellement été déplacées de la CVCEC et transférées à Habitat pour l’humanité, le chantier de construction sera bientôt ouvert aux bénévoles qui souhaitent contribuer au projet. «Nous avons besoin de gens pour terminer ces deux maisons,» confie Anne Bergeron, tout en précisant que le site sera ouvert trois jours par semaine. «C’est une expérience qui ne se présente qu’une fois dans une vie», ajoute-t-elle, notant que tous les outils et l’équipement de sécurité sont fournis, et qu’il n’y a absolument aucune expérience requise pour vivre une journée sur le chantier. En fait, jusqu’à l’achèvement de la finition intérieure, il y aura quelqu’un sur le chantier en tout temps avec une formation en construction pour guider les bénévoles. Toute personne intéressée à donner un peu de son temps peut s’inscrire en tant que bénévole sur le site Internet à www.habitatqc.ca/volontaire<http://www.habitatqc.ca/volontaire>.
Il n’est pas trop tard pour poser sa candidature
Habitat pour l’humanité est toujours à la recherche d’une deuxième famille pour s’installer dans l’autre nouvelle maison en juillet. «Toutes ces choses dont je croyais qui allaient jouer contre moi n’ont pas eu d’incidence», dit Stacey, en reconnaissant qu’elle pensait que son niveau de dettes et sa situation personnelle en tant que mère monoparentale auraient un impact négatif sur sa candidature.
Ses conseils pour quiconque hésite à poser sa candidature est d’arrêter d’hésiter. «Il n’y a vraiment pas de raison de ne pas essayer. Cela prend un peu de temps, mais pour commencer c’est seulement une page recto verso à compléter et, on ne sait jamais …»

Sarah Rennie, correspondante bénévole du Haut-Saint-Laurent.

 

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Une Réponse à "Une maison Habitat pour l’humanité, un rêve se concrétise"

  1. Andre Lachance   10 mars 2017 at 16 h 05 min

    Bon reportage. Félicitations à Sarah Rennie.

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