Les producteurs agricoles ont gain de cause

Le nouveau programme de crédit de taxes foncières agricoles vient tout juste d’être annulé par le nouveau ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard. Ce dernier fait volte-face et cède devant les pressions de l’Union des producteurs agricoles(UPA) qui entendait bloquer l’accès aux sentiers de motoneige et de véhicules tout terrain. Les municipalités retourneront donc à l’application de  l’ancien régime de taxation qui était plus généreux pour les agriculteurs.

C’est une belle victoire pour les producteurs des quelque 29 000 fermes du Québec.

Michel Hébert, président de l’UPA du Haut-Saint-Laurent et Josiane Carrière, administratrice et responsable du secteur de Sainte-Barbe et de Saint Anicet ont bien défendu  les intérêts des 602 fermes de la région. Pour Michel Hébert, il n’était pas question de reculer devant cette réforme  du gouvernement. «Il y a une relève à assurer, les familles font assez de sacrifices pour transmettre leur terre à leurs jeunes sans leur ajouter un fardeau fiscal supplémentaire», dit-il.

Josiane Carrière,  jeune femme très engagée avec l’Union des producteurs agricoles,  est un bel exemple de cette relève agricole dont parle Monsieur Hébert. Josiane a fait des études en gestion et exploitation à l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe (ITA) et exploite depuis 10 ans, en partenariat avec son frère, une ferme laitière qui en est à sa quatrième génération de producteurs laitiers à Saint-Anicet.

«Un bon réseau d’entraide est absolument essentiel pour faire ce métier de productrice laitière, dit Josiane Carrière. Les journées commencent tôt et sont longues, c’est un travail 7 jours sur 7,  il faut prendre soin de 100 têtes et faire une bonne production de fourrage pour arriver à vivre de son entreprise»,  d’ajouter la jeune mère de deux jeunes enfants, Ariane et Alexis. Heureusement, elle peut compter sur  son conjoint, Marc Côté, pour la seconder.

Les producteurs agricoles répartis dans l’ensemble des régions  habitées du Québec génèrent un nombre considérable d’emplois. En fait, ils constituent le 5e employeur le plus important au Québec. À eux seuls, les producteurs de lait génèrent quelque 22 050 emplois directs et 5856 emplois indirects. L’agriculture structure ainsi une bonne partie des économies régionales. Grâce aux familles d’agriculteurs, bon nombre d’écoles continuent d’exister dans les campagnes, comme d’ailleurs commerces, caisses populaires, services gouvernementaux, etc.

L’agriculture locale nous concerne tous, c’est notre pain quotidien qui est à l’œuvre. Il faut tenir l’œil ouvert sur nos gouvernements pour  préserver notre autonomie alimentaire.

Source :  Denise St-Germain, correspondante bénévole du Haut-Saint-Laurent.

Photographe : Lise Guinard.

 

 

 

 

 

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