Le site archéologique Droulers rétablit les faits

Le Centre d’interprétation du site Droulers/Tsiionhiakwatha accueille depuis 2001 près de 15 000 visiteurs par année. Lieu historique protégé et aussi désigné Lieu historique national, le Centre réussit à fonctionner, à performer et à évoluer année après année, et cela sans soutien direct des gouvernements. C’est une réussite incomparable en milieu rural au Québec.

Par contre, plusieurs articles au cours des dernières années, notamment ceux portant sur l’expropriation du terrain appartenant à la Ferme Biophile, on été publiés, sans que jamais l’on nous donne la parole. Puisque l’on ne semble pas vouloir entendre notre point de vue, nous avons décidé de vous le donner.

On oublie de mentionner dans l’article sur le déficit de la MRC qu’une grande partie des frais reliés à l’expropriation seront remboursés par la corporation qui gère le Centre d’interprétation et, qu’au bout de la ligne, les citoyens n’auront pas à débourser beaucoup pour pouvoir profiter d’un lieu culturel de haute qualité. Mettre cette dette sur 30 ans revient à 10 000$ par an, ce qui est la moitié moins que l’offre offerte par la Ferme Biophile, qui de plus demeurait propriétaire après avoir reçu près d’un demi-million de dollars. Aussi, qui accepterait de voir son loyer annuel passer de 1 000 $ à 18 000$ par année? Le terrain exproprié a une valeur de moins de 40 000$. Sur un bail de 20 ans, nous aurions ainsi payé le terrain près de 10 fois, ce qui est totalement ridicule. Ça, c’est la réalité.

De plus, un tas de ferraille à été déposé presque à la porte du Centre d’interprétation, ainsi qu’un panneau de bêtises au coin du rang, par les propriétaires de la Ferme Biophile, sans compter tous les articles et lettres remplis d’énormités envoyés aux maires. Nous avons voulu négocier, mais toute discussion était pratiquement impossible vu l’intransigeance de ceux-ci et leur acharnement à nous faire fermer. Ça aussi, on n’en a jamais parlé publiquement…

Finalement, si ce n’était pas la MRC qui avait exproprié le terrain de la Ferme Biophile, c’est le gouvernement fédéral qui l’aurait fait et ce, avec sûrement beaucoup moins de délicatesse. Les sites culturels, les musées et les centres d’interprétation sont des choix de société: ils ne peuvent pas s’auto-financer. Comme une école.

Partout où je vais, on nous encense. Partout ministres, chefs autochtones, touristes et visiteurs, enseignantes et archéologues, tous nous couvrent d’éloges. Par contre dans la région, il se trouve toujours un orgueil mal placé pour cracher sur nos projets, sans jamais savoir vraiment ce qui se passe ici. Et c’est d’autant plus dommage que nous sommes une des vitrines principales de la région.

Venez voir par vous même!
Bonne journée à tous!
Pascal Perron
Directeur
CISA Tsiionhiakwatha

image_print

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Montrez nous que vous êtes humain! *