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Déficit de la MRC : les maires en perdront-ils leur latin?

Lors de la présentation des prévisions budgétaires 2018 de la MRC du Haut-Saint-Laurent le 4 juillet dernier, son directeur-général intérimaire a utilisé l’expression latine «ceteris paribus» pour décrire le catastrophique déficit accumulé par la MRC.

Laurent Lampron a alors dit que deux options étaient à l’étude pour rembourser ce déficit qui s’élevait, le 30 juin dernier, à 1 707 000$ pour une population de moins de 23 000 personnes. La première option est d’intégrer à la MRC le Centre local de développement avec l’accord de son conseil d’administration. La deuxième est de vendre l’immeuble «Le Château» de la rue King à Huntingdon, dont la MRC est propriétaire et où elle a ses bureaux.

Il a toutefois précisé qu’avant d’en venir à la décision de vendre ce bel immeuble, une évaluation exhaustive des conditions de vente du bâtiment ainsi que le montant du loyer à verser à d’éventuels nouveaux propriétaires devront être pris en compte. Une décision à cet effet devrait être prise avant la fin de l’année.

Quatre autres options ont par ailleurs été rejetées par l’assemblée des maires en comité consultatif, soit la consolidation de la dette et la possibilité d’un emprunt sur 10 ans à 5% d’intérêt. Une hausse de la marge de crédit et une augmentation de 10% de la quote-part des municipalités ont aussi été rejetées.

Le conseil des maires s’est aussi engagé par voie de résolution à s’interdire tout déficit d’opération dans l’avenir et à ne pas approuver de projets à risque de déficit.

Les 13 maires se sont finalement entendus pour une augmentation de 5% de la quote-part de leur municipalité à la MRC, ce qui rapportera un montant supplémentaire de 127 800$ à cette dernière. Cette somme devra être consacrée exclusivement au service de la dette pour l’année 2018.

Monsieur Lampron a affirmé qu’une gestion très serrée des fonds de la MRC était présentement en vigueur et que toutes les dépenses étaient questionnées.

«Ceteris paribus» qui, dans la langue de Jules César, signifie «toutes choses égales» semble vouloir dire à la MRC « toutes les variables autres que celles étudiées sont considérés comme inchangées.» Espérons que toutes les hypothèses budgétaires sur lesquelles se fonde cette fois-ci la MRC se révèlent conformes à la réalité.

Denise Saint-Germain, correspondante bénévole du Haut-Saint-Laurent

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