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Économie sociale et Action communautaire autonome, c’est quoi au juste?

Le Mois de l’économie sociale se termine. Il suivait tout juste la Semaine de visibilité de l’Action Communautaire Autonome(ACA). Quelles sont les similarités, mais surtout, quelles sont les nuances?

L’économie sociale(ÉS) est un véhicule puissant pour répondre à des besoins, à la fois économiques et sociaux de toutes les communautés. C’est particulièrement vrai dans notre communauté rurale où la population ne permet pas toujours les profits nécessaires pour motiver des initiatives privées qui ne se fondent que sur les aspects lucratifs. Plusieurs initiatives locales en sont de superbes exemples. Vous en trouverez d’ailleurs les ambassadeurs sur le site de la plus récente campagne : http://economiesocialevhsl.org/campagne/.

En bref, une entreprise d’économie sociale est un OBNL, une coop ou une mutuelle (modèles juridiques démocratiques) qui combinent profitabilité sociale et viabilité économique via une approche entrepreneuriale. Pour une définition complète : le site du Pôle en économie sociale de la Vallée du Haut-Saint-Laurent est très généreux.

Alors que l’ÉS se fonde sur un modèle juridique et possède une double mission, l’ACA se définit à partir de 8 critères. Sans les énumérer intégralement, essentiellement, on ajoute des considérations sur les origines et les motivations des fondateurs.

Les origines d’un organisme d’ACA doivent être citoyennes et enracinées. En d’autres termes, ce sont les citoyens d’une communauté qui doivent en être à l’origine et ceux-ci doivent continuer d’y être représentés et impliqués.

Ces organismes doivent aussi œuvrer à transformer la société dans une perspective de justice sociale. Ainsi, en plus, pour certains, de vendre ou d’échanger des biens et services, ils doivent travailler dans une perspective plus large, axée sur la globalité des problématiques abordées.

Par exemple, le Répit le Zéphyr offre un service de répit, de gardiennage et de dépannage aux familles ayant un proche – enfant ou adulte – vivant avec une déficience intellectuelle ou ayant un trouble du spectre de l’autisme. En plus de ce service, ils collaborent également avec différentes instances publiques, privées et politiques pour améliorer, globalement, la réalité des familles concernées. La plupart travaille donc, ultimement, à éliminer le besoin qui justifie leur offre actuelle de service.

En bref, les deux concepts ne sont pas mutuellement exclusifs. Beaucoup d’entreprises font les deux. Parfois même, sans le savoir.

Rémi Pelletier,
Corporation de Développement Communautaire du Haut-Saint-Laurent
www.cdchsl.org

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