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La P’tite Miche fête ses 7 ans!

La boulangerie artisanale La P’tite Miche est sans contredit l’un des endroits les plus fréquentés de Saint-Anicet. Et pour cause: les pains de campagne, baguettes, croissants, chocolatines et autres ciabattas faits sur place répandent dans tout le secteur l’irrésistible odeur du pain sorti tout droit du four, sans parler de la douzaine de variétés de pains et de brioches qui mettent l’eau à la bouche rien qu’à les regarder.

«On fait même du pain sans sucre pour ceux et celles qui nous le demandent», dit fièrement Micheline Larocque, la propriétaire de l’établissement sis avenue Jules-Léger, pour qui faire du pain, c’est avant tout un art.

Notre boulangère rappelle qu’elle a commencé à faire son pain dans sa cuisine en utilisant le four de sa cuisinière. Elle offrait alors le fruit de ses recherches et expériences à ses amies, lesquelles étaient d’autant plus ravies de goûter un si bon produit que les pains artisanaux sont souvent difficiles à trouver en milieu rural. Peu à peu, une idée germe dans son esprit: tant qu’à faire, pourquoi ne pas fonder sa propre boulangerie?

Micheline Larocque s’inscrit alors à l’École du pain, puis à La Sourcière, une école réputée en confection de divers produits biologiques près de Victoriaville. Elle a ainsi l’occasion de faire plusieurs stages intensifs avec des sommités dans le petit monde québécois de la boulange.

Il y a tout juste 7 ans, Micheline décide, de concert avec son conjoint Yves Sarrazin, d’acheter l’ancienne école de village de Saint-Anicet – qui servait alors de salle communautaire – afin d’y installer sa boulangerie. Pour satisfaire à la demande, on y ajoute bien vite quelques tables près du présentoir pour les clients enivrés par l’odeur du bon pain et qui veulent déguster sur place.

Dans la salle de boulange, tout est super bien organisé et immaculé: table, batteur, évier, four, contenants pour les farines et les grains brillent comme un sou neuf. Recette oblige, tout est pesé et mesuré avec soin «La température de l’eau, c’est ce qui est le plus important dans la fabrication du pain», laisse tomber la boulangère sur le ton du secret, tout en admirant sa pâte fermentée qu’elle doit préparer la veille et laisser dans l’étuveuse jusqu’au lendemain, avant de pouvoir la mettre au four.

«Il y a tout dans le pain, c’est aliment sain et complet, dit Micheline, d’un ton passionné. En plus, c’est savoureux. Lorsque quelqu’un confectionne un simple lunch, il se prépare un bon moment. Moi ma mission, c’est de permettre aux gens d’en profiter pleinement.»

Micheline a plusieurs cordes à son arc et pour se tenir en forme, elle se transforme deux jours par semaine en professeure de cardio au Centre communautaire de Saint-Anicet. De plus, durant la période estivale, elle anime depuis 10 ans, toujours avec le même enthousiasme communicatif, un groupe de marche les mardis et les jeudis matins.

«Tiens-toi à distance de celui qui n’aime pas le pain», dit le proverbe suisse. Ce n’est sûrement pas Micheline Larocque qui dira le contraire…

Denise St-Germain, correspondante bénévole du Haut-Saint-Laurent

Suzanne Hotte, photographe

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