La qualité de l’eau du lac Saint-François est excellente!

«Des échantillons d’eau sont pris chaque mois dans le lac Saint-François et les résultats prouvent que la qualité de l’eau y est excellente», dit fièrement Erin O’Hare, directrice du Comité Zone d’intervention prioritaire(ZIP) du Haut-Saint-Laurent.

On peut dire que depuis 25 ans, le Comité ZIP HSL et ses partenaires ont réussi à conscientiser les gens à l’importance de la qualité de l’eau du lac Saint-François. Depuis lors, plusieurs municipalités riveraines ont installé des systèmes d’égout collectif sur leur territoire ou adopté un règlement de suivi sur la vidange des fosses septiques. Les producteurs agricoles se sont regroupés en Club agro-environnemental et ont adopté des plans de fertilisation qui minimisent l’utilisation des intrants chimiques. Plusieurs milieux humides sont maintenant conservés à perpétuité dans la région. Enfin, certaines populations de poissons sont stabilisées, quoique leur pérennité demeure toutefois fragile.

En février dernier, une consultation publique a été initiée par le Comité ZIP afin de remettre à jour le plan d’action et de réhabilitation du lac Saint-François. Quelque 75 personnes y ont participé, incluant des représentants municipaux, des producteurs agricoles, des riverains et des pêcheurs de la région.

À cette occasion, plusieurs préoccupations ont fait surface. On y a principalement déploré le peu d’accès publics au lac entre Dundee et Salaberry-de-Valleyfield, la mise en péril des milieux humides à Saint-Zotique ainsi que la prolifération de certaines plantes aquatiques. De plus, plusieurs s’inquiètent de l’impact sur les rives de l’augmentation du nombre de navires dans la voie maritime.

Fondé en 1993, le Comité Zone d’intervention prioritaire (ZIP) du Haut-Saint-Laurent est un organisme à but non lucratif indépendant des gouvernements. Ses mandats sont la protection, la réhabilitation et la mise en valeur du fleuve entre Dundee et le lac Saint-Louis en concertation avec les intervenants du milieu.

 » Le réchauffement climatique et ses répercussions inattendues sur le fleuve sont déstabilisants  », ajoute toutefois Erin O’Hare, faisant référence à la fermeture l’été passé de la plage de Saint-Timothée en raison des pluies abondantes dans le bassin du lac Ontario, qui ont eu pour effet d’augmenter le tirant d’eau du fleuve et d’inonder la plage tout l’été.

Denise St-Germain, correspondante bénévole du Haut-Saint-Laurent

Photos: Lise Guinard, et Jacques Leblanc

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