Un beau rêve de… fraises à Saint-Anicet

C’est en faisant leur rituel tour d’auto du dimanche que Jacques Lamoureux et son épouse Liliane ont vu l’affiche qui allait changer leur vie: 30 acres de terre boisée à vendre sur le Chemin de la Rivière Laguerre, à Saint-Anicet.

Jacques Lamoureux venait d’enfin trouver son «rêve», il n’allait certes pas laisser passer l’occasion. Déterminé comme jamais, il fait des pieds et des mains pour trouver le capital nécessaire – 9000$, somme rondelette en 1978 pour un jeune couple avec deux enfants.

Tout était alors à défricher. Ses moments libres, Jacques les passe à couper du bois sur sa nouvelle terre de Cazaville et à le transporter vers une usine à Beauharnois, tout en travaillant comme opérateur de machineries lourdes à Salaberry-de-Valleyfield. En 1981, il réussit à dégager une acre juste à temps pour mettre en terre ses premiers plants de fraisiers.

«Il fallait maintenant produire, se rappelle-t-il. Mais j’ai été chanceux d’avoir cette terre sablonneuse car à l’époque ma terre n’était pas drainée.» Début juin, le miracle se produit: les nombreuses rangées sont gorgées de belles fraises rouges prêtes à être cueillies. Pendant 3 semaines, il fait appel aux cueilleurs locaux car les fraises mûrissant de jour comme de nuit, il n’y a pas une minute à perdre. Surtout que la nouvelle Fraisière Lamoureux a conclu des ententes d’approvisionnement avec les propriétaires de plusieurs kiosques de fruits et légumes de la capitale du Suroît…

Puis vient le moment de bâtir son propre édicule sur sa propriété. Jacques ramasse bois et clous usagés et construit de ses mains ce qui allait devenir plus tard la résidence de la famille. Son épouse Liliane l’épaule et rappelle qu’elle a toujours bien aimé leur petite maison. «On y était serré, dit-elle, mais on a quand même fait une place pour Léonard, un cueilleur qui ne voulait plus quitter notre famille et qui habite avec nous depuis près de 37 ans.»

Petit à petit, l’entreprise des Lamoureux prend de l’ampleur et fait l’acquisition de 55 acres pour la production de maïs sucré. On installe aussi plusieurs serres pour la production de tomates et de concombres. Leur fils Michel, lui, se passionne pour les fleurs et y ajoutera graduellement la production de fleurs en serres.

Depuis 2010, la relève de l’entreprise est assurée par Michel et son épouse Diane Bouchard. Diane, une entrepreneure passionnée, opère en plus durant l’été une fruiterie ainsi qu’un restaurant-terrasse sur la route 132 dans le village de Saint-Anicet, où les produits frais de la Fraisière Lamoureux font le bonheur des villageois et des nombreux vacanciers.

Visionnaire connaissant bien la production de fruits et légumes, Jacques Lamoureux croit que «l’avenir est au biologique». Ses clients aussi!

Denise St-Germain, correspondante bénévole du Haut-Saint-Laurent.

Suzanne Hotte, photographe

3 Réponses à "Un beau rêve de… fraises à Saint-Anicet"

  1. Diane Champagne   30 juillet 2018 at 1 h 54 min

    Bravo à la famille Lamoureux une bonne famille dans le village de st anicet

    Répondre
  2. Monique Hart Parent   29 juillet 2018 at 18 h 13 min

    Bravo Jacques et Lilianne vous avez réussi! vous avez donner du travail aux jeunes l’été et aux moins jeunes aussi lol et bravo aussi pour tout maintenant Michel et Diane prennent la relèvent bravo à eux

    Répondre
  3. André Picard   25 juillet 2018 at 22 h 03 min

    Bravo à la famille Lamoureux qui ont, de part leur travail acharné, construit une dynastie durable.

    Répondre

Leave a Reply

Your email address will not be published.