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Un chaleureux séjour exploratoire pour attirer les jeunes diplômés

Les six participants/te au séjour exploratoire entourent Fabienne Dréan Le Gad

Bien que frisquets, les derniers jours du mois de mars ont été l’occasion pour six jeunes diplômés venus des quatre coins du monde de découvrir la chaleureuse région du Haut-Saint-Laurent et, qui sait?, de s’y établir un jour après y avoir trouvé un emploi. << Ils étaient très contents de leur séjour exploratoire lorsqu’ils sont repartis dimanche, après trois jours dans la région, dit Fabienne Dréan Le Gad, agente de migration chez Place aux jeunes-Haut-Saint-Laurent, un organisme ayant pour but de faciliter la migration et le maintien des diplômés de 18 à 35 ans en région. Même s’ils ne se connaissaient pas au départ, ils se sont bien entendus. Dans un commerce d’Ormstown, on croyait même qu’il s’agissait d’une bande de vieux copains.>>

Mauricio Huaman

Mauricio Huaman, un jeune trentenaire originaire du Pérou qui termine ses études de maîtrise en science des aliments à l’Université Laval, ne tarit pas d’éloges sur son expérience. << Je dois faire un stage d’été dans mon domaine d’expertise avant d’obtenir mon diplôme et je suis intéressé par les Vergers Leahy, explique-t-il. Ma première impression de Haut-Saint-Laurent est très bonne. J’ai vécu toute ma vie à Lima – une ville de 10 millions d’habitants – et j’aime bien le côté paisible, chaleureux et dynamique du Haut-Saint-Laurent.>>

Chebli Boussad

Diplômé en génie mécanique, Chebli Boussard, un fier Kabyle âgé de 34 ans, trouve que les rapports entre les gens au Québec sont plus vrais et directs que dans son Algérie natale. <<Ici, on t’évalue selon ta compétence, pas selon qui tu connais, affirme-t-il, la main sur le coeur. J’ai choisi le Québec car ici, on est en paix. J’aimerais bien me trouver un travail dans votre région.>>

Béninois d’origine, Aurel Hessou, 29 ans, habite depuis 2013 à Montréal, où il termine ses études en génie électrique à l’école Polytechnique. << Le séjour exploratoire m’a permis de rencontrer les gens d’une compagnie de Huntingdon en phase de développement, dit-il. Il n’y a encore rien d’assuré mais j’aimerais bien y travailler. Chose certaine, je ne regrette pas d’avoir choisi le Québec, où j’ai beaucoup appris. J’ai plein de projets, j’aimerais me trouver un emploi dans mon domaine de compétence.>>

Aurel Hessou

En poste depuis octobre 2017, Fabienne Dréan Le Gad fait des pieds et des mains pour faire se rencontrer jeunes diplômés et employeurs de tous horizons. Elle est fière de dire qu’elle en est à sa 5e migration, soit le nombre de jeunes qui se sont installés dans le Haut-Saint-Laurent grâce à Place aux jeunes. << Le recrutement peut être problématique si on ne cible pas les bons candidats, dit-elle. Je ne choisirai pas un physicien nucléaire pour s’établir à Huntingdon mais un jeune ayant les compétences demandées par les employeurs de la région. Ce qui m’aide, c’est l’ouverture d’esprit des employeurs et le fait que la région est reconnue comme étant très ouverte à la différence. >>

Initiative originale, les séjours exploratoires de Place aux jeunes-Haut-Saint-Laurent – qui ont lieu quelques fois par année – permettent à de jeunes diplômés tant des régions urbaines du Québec que du vaste monde de peaufiner leurs réseaux de contacts en rencontrant des employeurs potentiels, des intervenants socio-économiques, des entrepreneurs ou des élus désirant dynamiser l’économie locale. En plus du mouvement Desjardins, du Centre de recherche d’emploi du Sud-Ouest et de RoseScienceVie, l’organisme reçoit l’appui du Secrétariat à la jeunesse du Québec, d’Emploi Québec et de la MRC du Haut-Saint-Laurent.

André Lachance

Les correspondants bénévoles du Haut-Saint-Laurent

1 Commentaire

Denise St-Germain 2 avril 2019 at 11 h 17 min

Place aux jeunes Haut-Saint-Laurent, une initiative qui promet!

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